En France, le contrat premier embauche(CPE) est un type de contrat de travail sans limitation de durée, à destination des moins de 26 ans. Il permet notamment aux employeurs de licencier un salarié sans obligation de justification, pendant une période de deux ans. Le premier ministre, Dominique de Villepin, qui a annoncé sa création le 16 janvier 2006, espère ainsi lutter contre le chômage des jeunes.En cas de rupture du CPE pendant le période d'essai de deux ans, l'indemnité de licenciment est égale à 8% du montant total de la rémunération brute. En cas de rupture du CPE après 4 mois de travail, et si le salarié ne peut pas ouvrir de droits à l'allocation chômage, il peut bénéficier d'une allocation forfaitaire de 16,40 euros par jour pendant 2 ans. Le CPE est présenté comme une possibilité d'embauche supplémentaire pour les jeunes non-qualifiés. Un doute subsiste sur l'accès au logement. Quels seront les propriétaire voulant louer à un titulaire d'un CPE un logement? Le CPE est pourtant censé garantir un accès au logement grâve au locapass, dispositif permettant l'avance de la caution et une prise en charge des loyers impayés. Ce texte a d'un autre côté suscité une vive opposition parmi les organisations de gauche (partis politiques et syndicats de salariés) et un autre nombre important d'étudiants, tandis que les organisations de droite et le patronat le soutiennent, malgré quelques avis divergents en leur sein.
Depuis le 16 janvier 2006 et l'annonce par le Premier ministre, Dominique De Villepin, de la création du CPE, le gouvernement et les opposants au texte se livrent à une bataille politique et médiatique où se succèdent sprint, course de fond et de bras de fer. Sprint tout d'abord pour le gouvernement,qui a passé en force le CPE. Course de fond ensuite pour les organisations étudiantes et lycéennes regroupées dans un collectif jeunes ani-CPE.Soutenus par les sondage(7 français sur 10 sont favorables au retrait du CPE), les étudiants se lançent dans la contestation en multipliant les blocus de leurs facs ou lycées et aussi de plusieurs grèves (le 28 mars plus grosse manifestations, elle a rassemblé entre 2 à 3 millions de personnes).Le premier ministre soucieux a annoncé l'aménagements du CPE, notamment l'accompagnement d'un tuteur et un complément de rémunération qui s'ajoutera à l'allocation chômage.Mais le premier ministre joue "le sourd" à la demande de retrait du CPE par les syndicats. Mais jusqu'où ira ce bras de fer entre M.De Villepin et les nombreux opposants au CPE ?
L'état de blocage en France s'élève à 44 universités (Paris, Bordeaux, Monpellier, Toulouse...) dont 14 bloquées et 30 perturbées selon l'éducation nationale mais l'Unef(syndicat étudiants) fait état de 67 universités en grèves sur les 84 universités françaises.De leurs côtés les lycéens sont rentrés dans le blocus le 20 mars notamment Marseille, Pau,Lille ou Perpignan.
Alors POUR ou CONTRE ?